Pourquoi faire du latin ?

Publié le par Mulier

Le français vient du latin

Sur 40 000 mots français, 35 000 viennent du latin, 5 000 des autres langues, dont une centaine du gaulois.

Les Gaulois parlaient latin (enfin, ils baragouinaient le latin, difficile pour eux à prononcer) depuis la domination romaine au premier siècle avant J.C.

Le latin est l'exemple d'une langue dynamique

Dialecte d' une peuplade des plaines marécageuses d'Italie centrale plusieurs siècles avant notre ère, le latin est devenu une langue parlée dans toute l'Europe par des millions d'hommes, puis une langue culturelle et véhiculaire, dont l'usage parlé ou écrit s'étend sur plus de vingt siècles.

Le latin est à l'origine de presque toutes les langues européennes

Les armées romaines, en faisant la conquête de l'Europe occidentale, y ont apporté le latin, qui en cinq siècles a fait disparaître les langues parlées auparavant. En France le latin est devenu le français, en Italie l'italien, en Espagne l'espagnol, en Roumanie le roumain, etc. et on le retrouve aussi dans les langues germaniques.

La littérature latine est particulièrement riche

et très variée, aussi bien en poésie qu'en littérature historique ou oratoire

Le latin est une langue d'une très grande logique

- dans sa prononciation : toutes les lettres se prononcent, et toujours de la même façon
- dans sa grammaire : c'est une langue synthétique et logique

Le latin est difficile comme une enquête policière...

"Du latin à la nouvelle policière, les mêmes mécanismes mentaux sont en cause, qu'il faut conduire par des voies fort semblables. [...] les verbes mais aussi les sustantifs prennent différentes formes au gré de la fonction qu'ils assument dans la phrase. De là en découlent de remarquables similitudes. Les désinences jouent dans un texte latin un rôle identique à celui des indices dans un problème policier. Une fois ceux-ci relevés puis correctement interprétés, tout s'enchaîne, tout devient évident...En revanche, pour un indice passé inaperçu, pur une désinence mal comprise, il suffira qu'un seul point reste obscur pour faire obstacle à tout, et que rien n'aboutisse."
Geoges Arnaud, dans la préface au roman d'Agatha Christie, Le meurtre de Roger Ackroyd

 

 

 

http://pedagogie2.ac-reunion.fr/clglasaline/Disciplines/Latin/LatinAujourdhui.htm

 

 

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